Principales caractéristiques du Sénégal :

Superficie : 196 200 km2 – Population : environ 12 800 000 habitants. Taux annuel de croissance 2,6% soit 300 000 nouveaux petits sénégalais chaque année.
(estimation en 2020 : plus de 25 millions d’habitants).
Les moins de 20 ans représentent 55% de la population et l’espérance de vie à la naissance est de 57,3 ans pour les hommes et 59,2 ans pour les femmes.
Densité : 66 habitants/km2
Population urbaine : 42,6 %
Langue officielle : Français
Monnaie : franc CFA (1,52 € = 1 000 francs CFA)
Salaire Minimum Garanti : environ 40 000 F CFA (80 euros)
Religion : 94 % de musulmans, 5 % de catholiques et 1 % animistes.
Régime : République basée sur une démocratie parlementaire, avec un gouvernement de nature présidentielle.
Chef de l’Etat : Mr Macky Sall, né le 11 décembre 1961, président depuis le 2 avril 2012.
Langues utilisées : français (officiel), wolof, peul, dioula, serère, etc. Le wolof est parlé et compris par la plupart des sénégalais.
Villes Principales : Dakar (2 625 000 hab), Kaolack (190 000), Thiès (260 000), Touba (530 000), Saint-Louis, Mbour (180 000).
Sommet le plus élevé : altitude : 581 mètres (Nepen Diakha).

Histoire :

Peuplé depuis la préhistoire, le Sénégal a été formé arbitrairement par la colonisation : après avoir été colonisé par les Hollandais au 16e siècle, il fera parti de l’empire colonial français et devient indépendant en 1960. Il est composé également de nombreux peuples et ethnies dont l’histoire a compté des épisodes sanglants. Des évènements ont ainsi troublé la Casamance jusque 1990, mais aujourd’hui, les petits foyers d’hostilité sont éteints. Une fusion de tout le pays s’opère progressivement et une synthèse de ce que les vieilles civilisations qui composent le Sénégal lui ont apporté de meilleur se crée progressivement.

Economie :

Le Sénégal reste un pays rural : le secteur primaire (agriculture et pêche) emploie plus des trois quarts de la population active, mais ne rapporte que 20 % du PIB.

La principale des ressources provient des produits de la pêche, de l’arachide et des gisements de phosphate. Le tourisme est une source importante de revenus, mais l’argent apporté par les 500 000 touristes annuels ne profite guère aux habitants. Le secteur industriel connaît un certain dynamisme mais voit son élan stoppé par les fréquentes coupures d’électricité. Quant au secteur tertiaire, c’est le plus performant grâce au développement rapide des télécommunications et de l’informatique. Mais là aussi, si il réalise 60 % du PIB, il ne fait vivre que 15 % de la population active.

           


Le FIM a imposé un programme de privatisations massives, notamment de la Société nationale des eaux (Sonees), des télécommunications (Sonatel), de l’électricité (Sénélec) ou encore des arachides (Sonacos). Ce dernier secteur, vital pour le Sénégal (on dit qu’il fait vivre 3 millions de personnes) est en crise suite à cette réorganisation (-30 % en 2006). Les finances souffrent du prix élevé du pétrole, ainsi que de la lourde facture de l’importation du riz (800 000 t par an). Certains pans de l’économie sont dans une situation critique, voire sinistrés : la quasi faillite des industries chimiques du Sénégal a même fait craindre la banqueroute du secteur bancaire. La dette du pays est élevée et l’aide européenne, en particulier française, a visé ces derniers temps à réduire cet endettement (le Sénégal est parmi la vingtaine de pays qui ont vu leur dette annulée en juillet 2006). Pour développer l’activité économique, le pouvoir cherche à attirer les investisseurs étrangers et cela passe aussi bien par la suppression des lourdeurs administratives que par une certaine transparence vis-à-vis de l’argent, et notamment par la lutte contre la corruption.

Population :

Les sénégalais sont réputés pour leur gentillesse, leur sens de l’humour, leur hospitalité et leur besoin de communiquer. Le taux de scolarisation global y est assez faible (39 %) mais en progression. Environ 56 % des enfants sont scolarisés dans le primaire, seulement 20 % des enfants poursuivent leur scolarisation dans le secondaire et un peu moins de 4 % dans le supérieur. Parmi 2,2 millions de personnes analphabètes en 2006, plus de 1,5 millions sont des femmes.


Le Climat et les écosystèmes :

Le Sénégal est situé dans une zone intertropicale, la saison sèche a lieu d’octobre à juin, la saison des pluies (hivernage) de juillet à septembre.

Le Sénégal est à la fois un pays qui regarde vers l’ouest (presqu’île du Cap Vert, paradis des surfeurs) et un pays qui trouve ses racines dans le continent profond (avec par exemple le grand fleuve qui donne son nom au pays, né dans les montagnes guinéennes du Fouta Djalon).
Les régions naturelles vont du type sahélien au nord (région du fleuve Sénégal), voire semi-désertique dans le ferlo (est de cette zone) au type subtropical (humide) au sud (Gambie et Casamance), où l’on commence à voir la grande forêt dense, en passant par le type soudanien au centre, avec savane arborée. Le fleuve Gambie marque une frontière très nette entre les types soudanien et subtropical.
Le relief est peu accentué : de la frontière mauritanienne à la Gambie s’étend une immense plaine sablonneuse en forme de calebasse dont le pourtour oriental s’élève sensiblement vers Podo, Matam, Bakel où le fleuve Sénégal se trouve encaissé de plusieurs dizaines de mètres. Puis au sud_est, les collines, dont le point culminant est à 580 m, se font de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que l’on approche du Fouta Djalon (en Guinée). Du côté occidental, on retrouve quelques escarpements, notamment à Cap Skirring, au nord de la Petite Côte (Popenguine, Toubab Dialao), puis sur la Grande Côte entre le lac Rose et M’Boro : c’est la région des Nyayes, cordon dunaire creusé çà et là d’anciens lacs asséchés dont les fonds cultivés sont aujourd’hui de riches vergers.

Particularités :

On trouve des curiosités comme le lac Rose (lac Salé) au Sénégal, la cuisine y est réputée et la lutte sénégalaise est le sport national. La culture sénégalaise est également très riche.

On peut observer des animaux sauvages dans des réserves et le Sénégal représente la 3e réserve ornithologique au monde.

Religions :

95 % des sénégalais sont musulmans. Chrétiens et animistes se partagent les 5 % restants, quand ils ne sont pas un peu des deux à la fois. La religion tient une grande place dans la vie de la population. Elle renforce l’intégration et le statut d’un individu dans sa communauté. Elle permet aussi d’accepter et d’expliquer un quotidien difficile où la mort est très présente.
Le régime matrimonial reste dominé par la polygamie, mais il n’exclut pas le mariage monogame, rendu obligatoire pour les chrétiens. Toutefois, lorsqu’ils souhaitent prendre une seconde femme, certains d’entre eux s’en remettent à la coutume qui autorise la pratique. La polygamie est fréquente chez les musulmans. Elle est quasi la règle en zone rurale. Toutefois, les jeunes sont moins enclins à être polygames pour des raisons économiques avant tout mais aussi affectives. La monogamie, pour sa part, n’exclut pas une liaison extraconjugale, même si elle est de plus en plus tenue secrète par les hommes. Signe de l’évolution des mentalités !

Savoir vivre et coutumes :

On est souvent frappé, lorsqu’on voyage au Sénégal ou ailleurs en Afrique, par la pauvreté qui nous entoure : l’hygiène, les détritus, le nombre d’enfants dans les rues, les infrastructures… Cette pauvreté nous interpelle, nous occidentaux, par rapport à nos critères de misère et de malheur.

Les Africains ne partagent pas forcément cette appréciation de la misère. Pour eux, le pire n’est pas le dénuement économique mais l’absence de relations sociales, le rejet de la communauté, l’isolement.
La communauté est organisée de façon telle que solitude et individualisme y sont exclus, voire sont des notions inconcevables.
La famille est l’unité de base de toute l’organisation sociale.
Le « vieux » est une personne immensément respectée pour le savoir et la sagesse que le temps lui a conférées.
Chaque individu a un sens aigu de ses devoirs et ses responsabilités et il est une règle d’or : partager, l’entraide permettant pour beaucoup la survie.
Nos civilisations de pays riches n’ont-elles pas beaucoup à reprendre des coutumes africaines telles que le respect des anciens, le sens de la responsabilité dans la collectivité, le partage… À méditer sans modération !